Comment enrichir la fracture numérique, par une fracture sociale, l’exemple du Canton de Vaud :

Les parents ont un rôle à jour dans l’éducation, certes, mais qui a éduqué ces parents ? Déroutés et démunis face à ces nouvelles technologies qu’ils maitrisent techniquement moins bien que leurs propres enfants (comme pour la plupart des enseignants), et surtout, n’en comprennent pas suffisamment les impacts éducatifs, à la fois formidables et désastreux, mais très superficiellement compris par ces enfants. Je soutiens Action Innocence et edutic.ch, dans leurs démarches. Regarder donc aussi ce projet pilote Suisse Goldau de 2009: très éducatif: http://goo.gl/0bbsKj.

En conclusion: C’est formidable, mais on y mentionne la nécessité d’accompagner ces enfants dans le « Cloud »… C’est raté ! Ils font mais tout seuls. Ils se castagnent virtuellement 10 fois plus forts que dans la cour de récré. Des fois, cela déborde même dans le réel. Mais là au moins, on peut faire intervenir des éducateurs sociaux… Alors que dans le « virtuel », il n’y en a pas ! L’informatique ? Ce n’est pas dans le secondaire qu’il faut enseigner/éduquer (en collaboration avec les parents), c’est dans le primaire !

J’aimerai bien voir le rapport d’étude et la liste des experts pédagogiques (et informatiques ?) qui ont pondu une telle aberration, et les organismes qui ont été sollicités à ce sujet.

Tellement dommage, et vraiment mal vu. Nous avons aussi une inégalité flagrante dans ce métier boudé par les femmes, et ce n’est pas en supprimant la banalisation de l’informatique, pour l’élever à une « élite », que nous règlerons ce problème. Tout se joue avant 6 ans disait Dolto. Bon et bien, nos prochains génies de l’IT seront obligatoirement des enfants d’informaticiens, comme Mozart ne fût, que grâce aux moyens de ses parents. Dommage pour l’égalité des chances…

Pascal Kotté
Citoyen Vaudois, parent (23, 13 et 10 ans), informaticien chevronné, et membre de l’APE…

Publicités

A propos Pascal Kotté

Conseiller numérique indépendant, éthicien digital et formateur informatique: "Brasseur d'idées informatiques durables, touilleur de solutions numériques responsables et réducteur de fractures digitales"
Cet article, publié dans EDUCATION, Enfants, Politique, Prévention, Société, Suisse, VAUD, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Comment enrichir la fracture numérique, par une fracture sociale, l’exemple du Canton de Vaud :

  1. Pascal Kotté dit :

    Interpellation: Alexandre Rydlo:
    http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/14_INT_251_D%C3%A9p%C3%B4t.pdf
    réponse Canton: Sept 2014
    http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/14_INT_251_Texte_CE.pdf
    Interpellation: Alexandre Rydlo: 11 novembre 2014
    http://www.sonomix.ch/gcvd/892, (position 20).
    Sans dépôt de détermination/résolution: regretté par Philippe Villemin: « Canton de Vaud, en informatique toujours en retard de une à 2 guerres », regrette le manque d’humilité des services cantonaux.
    Graziella schaller: partage cette inquiétude, décalage énorme entre privé et public. Devrait être En particulier manquant pour le public, n’ayant pas accès aux outils coûteux.
    J.M. Nicolay: concept informatique intégré, importance de la pratique: Il faut soutenir les ressources PRESSMITIC: en initiant des projets. Mais éviter de prendre le temps MITIC sur les ACT.

  2. Ping : Edutic.ch – Position d’eMITIC sur l’intégration des MITIC dans l’enseignement

  3. Pascal Kotté dit :

    Il ne faut pas confondre apprendre à utiliser (savoir faire), et apprendre à comprendre (savoir être): L’éducation c’est apprendre à comprendre et à apprendre, pas à « savoir » !

    • Pascal Kotté dit :

      Les autorités parlent d’engager « tous » les enseignants, à utiliser et montrer comment utiliser l’informatique, dans leurs disciplines respectives, pour remplacer ce qui de toute façon, était actuellement obsolète et inutile: L’enseignement de l’informatique en école obligatoire, et qui faisait tellement rire ou soupirer, nos enfants…
      Ce n’est pas un mal d’arrêter ce massacre.
      Hors, ce qui est nécessaire, c’est de jeter les bases de la « compréhension » de l’informatique, à nos enfants, pour savoir « reconnaître » les rouages et les jargons spécifiques de l’informatique. Comme ils connaissent pistons et bougies, composants du moteur à explosion, mais sans savoir fabriquer un moteur. Les MITICS à l’école cela devrait être cela, et dès le primaire. C’est autrement plus ambitieux et difficile à faire, que d’enseigner à utiliser « Office », et « faire un site web »… Mais c’est nécessaire, si nous voulons garder nos enfants dans la course de la prochaine ère historique de l’humanité, depuis 2000, l’époque post-industrielle, dite l’ère numérique !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s