Swisscom, dépositaire historique de nos annuaires publics, reprend l’hégémonie qui lui avait été retirée en devenant une entreprise privée.

POST initialement partagé sur LinkedIn: https://www.linkedin.com/grp/post/1519037-5936867213674848256, il y a 9 mois.

Suite à la décision de la COMCO d’autoriser le rachat de « search.ch » par Swisscom, déjà propriétaire majoritaire de « Local.ch »…

http://www.lematin.ch/economie/Annuaires-numeriques-Swisscom-et-Tamedia-s-allient/story/12985238/print.html

J’avais personnellement écrit à la COMCO pour dénoncer cette fusion, mais cela n’a évidemment rien changé. (Voici mon post sur LinkedIn)

Annuaires « officiels »: Search.ch et Local.ch vont fusionner.

Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Pour ma part, 468 CHF/an pour avoir juste le lien de son site web sur local.ch, et 1170 CHF/an pour ajouter un descriptif détaillé et un logo. Si on veut ajouter de la publicité, il faut payer en sus… J’appelle cela « du vol« . J’ai donc décidé de faire avec « Search.ch », qui au moins pratique un enregistrement de base, qui garde son sens « public » initial, des pages jaunes « gratuites ».

Après fusion avec Search, cela pourra devenir « du racket« . Comment se fait-il que nous autorisions une telle hégémonie ?

Est-ce que nous avons d’autres annuaires ?  Je suis un fervent défenseur de la réappropriation par la Suisse de son patrimoine numérique, et même, de pousser la Suisse à devenir le coffre-fort numérique de la planète. Un lieu de sauvegarde de la liberté d’échange d’informations…

Mais dans ce cas précis, où se trouve l’échange et la construction de valeurs pour le bien commun ? Je comprends qu’il faille un modèle économique pour soutenir le fonctionnement et les développements, mais pas pour continuer d’enrichir les « grands propriétaires »… A ce prix, je préfère investir dans une campagne Google adds, bien qu’à regrets ! (Car c’est enrichir un encore plus grand riche propriétaire)

Au secours,
sauvez nos données des appropriations abusives !

Autoriser cette fusion n’est peut-être pas un mal, car le grand concurrent de Swisscom, c’est « Google ». Toutefois, en s’y prenant avec les modèles économiques du siècle dernier, l’échec est inévitable. Swisscom sauront’ils s’adapter ? A l’instar des dinosaures trop énormes pour supporter les transformations climatiques rapides, je me pose la question, avec des doutes… Peut-être cela viendra plutôt d’une autre entité, comme ZIP.ch ?

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/69ab6580-d25b-11e4-9f2b-2a6998eb792a/La_strat%C3%A9gie_de_Swisscom_avec_Local.ch_et_Search.ch_%C3%A9nerve

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A propos Pascal Kotté

Conseiller numérique indépendant, éthicien digital et formateur informatique: "Brasseur d'idées informatiques durables, touilleur de solutions numériques responsables et réducteur de fractures digitales"
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4 commentaires pour Swisscom, dépositaire historique de nos annuaires publics, reprend l’hégémonie qui lui avait été retirée en devenant une entreprise privée.

  1. Pascal Kotté dit :

    En fait, nous travaillons au projet http://www.OPENLOCAL.ch, pour créer une coopérative, avec nos propres informations, sous nos propres règles d’exploitation. Cela vous tente ? Nous rejoindre ! Voir aussi: https://medium.com/cloudready-ch/openlocal-ch-a4e47fb76568

  2. Pascal Kotté dit :

    Je disais « vol », mais au vu des commentaires et témoignages que j’ai reçu, avec un contrat engageant sur 3 ans, et qui visiblement, n’a pas été « explicitement » annoncé, mais laissé dans les petites lignes, cela est donc une « arnaque », mais légale !

  3. Pascal Kotté dit :

    Le problème, c’est que le monde numérique change la donne. Nous ne pouvons plus raisonner selon les critères du siècle dernier. Nous parlons ici de « nos propres » données numériques. Nous nous faisons escroquer par Swisscom, qui pratique le « vol » de nos propres informations. Avec une position dominante, cela pourra devenir du « racket ». Toutefois, le grand gagnant de l’histoire, ce sera Google. C’est aussi un voleur de nos informations, comme les autres, mais au moins font-ils cela gratuitement ! En fournissant des outils et des moyens qui dépassent Swisscom…

    Le grand « challenge » pour nous, les particuliers et entreprises suisses, et pour Swisscom, est de basculer les paradigmes et de bousculer les grands acteurs GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), avec des solutions « libres » et qui nous permettent de garder le CONTROLE de nos données, et surtout des algorithmes qui les régissent.

    Réveillons-nous, et réapproprions-nous nos propres données. Je crains toutefois que Swisscom ne soit pas le bon interlocuteur pour cela, bien qu’ils pourraient jouer un rôle favorable, s’ils s’en donnaient la peine. Il juste changer de vision et passer de « faire de l’argent » à « créer de la valeur durable », quitter le « Kill to win » pour entrer dans le « share to win » (dixit Reginald MAITRE, 2013). Mais je doute que Swisscom en ai la capacité.

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